Le texte qui suit n’est pas un édito contre la grande distribution, bien au contraire elle peut démontrer mon intérêt des réseaux de distribution existant en France en l’occurrence.
Alors que Le commerce équitable est perçu d’un coté par les distributeurs comme pouvant valoriser leur image et de l’autre par les consommateurs quotidiens comme une réponse à une “entraide Mondiale”, une façon simple de «faire quelque chose de concret» et en ayant des produits sains. Le consommateur équitable a toujours été prêt à payer plus cher un produit symbolique d’équité et de solidarité mondiale.
Mais, car il y a trés souvent un “mais”, Les grandes enseignes commencent à affirmer leur statut dans le “Commerce équitable”. Ainsi Monoprix se dit être un « acteur historique du commerce équitable » puisqu’elle est la première enseigne à avoir commercialisé des produits labellisés Max Havelaar dans ses rayons en France. De son coté E.Leclerc se veut être le « premier distributeur de produits équitables » en France.
La croisade de l’équitable ne fait que commencer.
Pourtant, Il existe, une règle liée à la concurrence qui va démontrer que le développement des marques des grands distributeurs “équitables” doit malheureusement engendrer une course aux prix bas.
Ainsi les objectifs des grandes enseignes seront atteints en réduisant entre autre le prix de vente en grande partie grâce à leur marque propre. Le consommateur aura alors le sentiment que la grande distribution comprend son quotidien de produit trop cher.
La constatation est que globalement sept produits sur dix sont vendus en grande distribution. La grande distribution à des réseaux très précis ( clients, distributeurs, grossistes, mandataires, etc..) et des comportements d’achat qu’elle ne changera pas. Dans une logique de baisse des prix dans une conjoncture économique difficile le petit producteur “équitable” connaîtra malheureusement la même situation que nos agriculteurs, producteurs de lait de notre “Monde Paysan” d’aujourd’hui, résistant tant bien que mal par les nombreuses subventions négociées chaque année. Cette culture commerciale mettra en danger la rémunération des petits producteurs ainsi que la qualité des produits – qui est un des attraits des produits labélisés “Equitables”.
N’oublions pas que le commerce équitable ne se résume pas seulement à un produit, mais à un produit qui a une influence économique et géopolitique sur le pays d’où il provient.
L’histoire se répète, sans que nous en tirions les conclusions utiles.
Il y a une trentaine d’années un combat a commencé entre la grande distribution et les commerçants de proximité. Ce n’est qu’aujourd’hui que nos commerçants de proximité prennent conscience que ce n’est pas une question de faire le poids contre les géants de la distribution, mais qu’il est nécessaire de retrouver des liens sociaux de proximité tout en proposant des produis frais, de qualité et produit s en toute équité.
Nous retrouvons le savoir-faire qui nous séduit et nous réconforte dans plus de simplicité et d’humanité.
A nous de nous étonner………

