Les PME en France
2,6 millions de PME emploient 14,3 millions de personnes
Il n’existe pas, en France, de définition légale des petites et moyennes entreprises (PME). Traditionnellement, on considère qu’elles regroupent les entreprises de moins de 500 salariés. La Commission européenne retient de son côté le plafond de 250 salariés – combiné à des critères financiers – même s’il n’existe aucune définition commune en Europe.
On dénombre 2 649 500 entreprises de moins de 500 salariés en France. Elles emploient 14,3 millions de personnes, sur un total de 20 millions de salariés (fonctionnaires inclus). Le quart des effectifs des PME se concentrent dans les entreprises de moins de 10 salariés.
On les retrouve dans les services (53 %), le commerce (24 %) et l’industrie (23 %). Dans ces secteurs majeurs de l’économie française, les PME représentent 89 % des salariés, 66 % du chiffre d’affaires, 51 % des exportations et 67 % des investissements.
(Sources : CGPME, Insee.)
Ainsi nous pouvons nous demander si il n’y a pas une volonté naturelle dans un cycle “Création – Embauche – Redressement et Liquidation judiciaire” de respecter des vases communicants et avoir un maintien de renouvellement des PME. Une partie des jeunes PME même avec des projets innovants, réalisables et rentables ne pourront jamais atteindre leur seuil de rentabilité, dans un système où elles sont déjà mortes avant d’exister.
Comme le décrit Olivier LEVARD de LCI: Qui bluffe ?

La réalité sur le terrain me montre que le nombre d’entreprises qui malheureusement cessent leur activité est en hausse. Les jeunes et petites entreprises sont les plus vulnérables.
LCI par son enquête confirme que le verdict est sans appel. “Dans le cadre de l’ouverture d’un compte professionnel et d’une demande de prêt, 92% des banques n’aideront pas les jeunes entrepreneurs. Ce chiffre accablant et alarmant est un juste reflet de l’état de crise dans lequel est plongé le secteur bancaire aujourd’hui“, conclut l’étude de HCG.
Pourtant n’ont-ils pas été aidés ? De quelle crise parlons-nous ?
La confusion peut être accrue quand le rapport d’activité de la médiation du Crédit aux entreprises déclare que:
-9 464 entreprises ont saisi le médiateur du crédit, soit 730 dossiers de plus en quinze jours.
- 88% des dossiers déposés ont été acceptés en médiation.
- 5 618 dossiers instruits et clos.
- Le taux de dossiers ressortant en médiation réussie est de 64,5%, et le montant des encours débloqués au profit des entreprises (médiation réussie) représente 68% du total des encours traités et clos.
- 3 631sociétés ont été confortées dans leur activité.
- 74 701 emplois ont été préservés.
Je m’interroge sur le ratio entre 2,6 millions de PME et 3 631 PME “sauvées”
Ce qui est intéressant c’est que l’intervention d’OSEO ne soit pas prise en compte dans ce rapport.
De son coté OSEO formule lors de son bilan avoir financé 5000 entreprises innovantes pour 800 millions d’€ d’aides directes.
Sur leur plaquette Oséo, ils promettent de financer 5 000 projets d’innovation :
• 500 millions d’euros en subventions et avances remboursables pour la R&D et l’innovation
• 700 millions d’euros de prêts bancaires pour l’innovation, garantis par OSEO
• 120 millions d’euros de Contrats de Développement Innovation.
On en est à 820 millions d’euros, soit un peu plus que 2008.
Mais…il semblerait que la stratégie d’Oseo soit de financer les entreprises de plus de 50 personnes. Les PME risquent-elles d’en payer le prix? Qui financera? Sans parler de la réelle rentabilité de l’ANVAR.
Outre-Atlantique l’investissement est presque 20 fois supérieur à ce que nous pouvons connaître en France. Mais il reste en grande partie privé.
Alors lorsque nous faisons un bilan,Olivier LEVARD de LCI nous rappelle que ”Nicolas Sarkozy n’a eu de cesse de répéter aux Français que l’aide offerte par l’Etat aux banques était conditionnée à un redémarrage du crédit… Force est de constater que face aux entrepreneurs, toutes ne tiennent pas leurs engagements. Sachant que les créations d’entreprises d’aujourd’hui sont les emplois de demain, le gouvernement pourrait être amené à les rappeler à l’ordre.”
Malheureusement……. “Le gouvernement pourrait” ……………